Le Fantome du camp

Présence de Laurette Monet dans les camps

Les délégués des œuvres n’entraient pas dans un camp français sans avoir obtenu un « laissez-passer » délivré par la Préfecture du secteur.
Pour le camp-hôpital du Récébédou, Laurette Monet publie le sien dans le livre, établi en bonne et due forme, par la Préfecture de la Haute-Garonne.
( Pour le camp-hôpital de Nexon, aucune publication de "laissez-passer" de la Haute-Vienne.)
Ce document officiel est la seule pièce qui atteste l'accès d'un intervenant, la durée, le lieu précis dans le camp. Il n'autorise pas Laurette Monet à y dormir.
Daté du 4 août 1942, il expire le 4 septembre 1942. Laurette Monet a pu accéder au camp du Récébédou quelques heures/jour durant 1 mois, la durée de son intérim. Dès le 5 septembre 1942, elle ne pouvait plus y pénétrer, et Jeanne Sénat reprenait à Récébédou, sa fonction de « Représentante Cimade. »

Extrait du laissez-passer

« Ministère de l’Intérieur, Préfecture de la Haute-Garonne, Sûreté Nationale ….
Portet, le 4 août 1942 - Valable jusqu’au 4 septembre 1942
Mademoiselle Monet Laurette, Déléguée de l’YMCA est autorisée à pénétrer dans le camp de Récébédou, pour se rendre au foyer de l’Y.M.C.A. »

Laurette Alexis-Monet écrit être restée 1 an dans les camps, dont 2 mois à Récébédou. Historiquement ce n’est pas possible. Il ne s’agit pas de camps de vacances, même si Laurette Alexis-Monet écrit "passer ici ses vacances". On n’y entrait pas quand on voulait, on n'y circulait pas partout, on ne décidait pas "d’y rester toute une année" sans y être autorisé par le préfet. Enfin " son statut de mineure est incompatible avec une présence prolongée et permanente dans les camps-hôpitaux, où intervenants et personnels étaient majeurs." ( Témoignage infirmière.)

En octobre 1942, Laurette Monet avait quitté le camp du Récébédou depuis 1 mois, lorsque les malades sont transférés à Nexon.
Mes 2 parents, médecin et infirmière, ont suivi le transfert en convoi des malades. Ma mère a témoigné que : "le personnel des œuvres n’a pas suivi, et n’a pas eu accès au camp-hôpital de Nexon, durant plusieurs mois."

Ce témoignage est confirmé par un document des archives de Limoges
« Camp de Nexon, Inspection de novembre 1942 » Ci-dessous

Par ailleurs, un ouvrage collectif paru en 2013 « La Cimade et l’accueil des réfugiés » précise que la Cimade n’a pas eu accès au camp-hôpital de Nexon durant plus de 3 mois.
L’absence de la Cimade à Nexon en 1942, confirme l'absence de Laurette Monet.
Pour écrire son livre, Laurette Alexis-Monet compose " 28 lettres" en faisant croire les avoir envoyées du camp de Nexon en 1942/43. Ce procédé habile est destiné à nous persuader de sa présence au camp de Nexon, et de parfaire l'illusion de vérité d'1 livre, dont l'écriture a pris 1 demi siècle !
Sa 1° lettre du 14/10/ 1942 dit qu’elle est accueillie « avec joie véritable et amour » par les malades du camp de Nexon, alors que les œuvres n'y sont pas admises, et qu'elle est mineure. Laurette Alexis-Monet évoque dans ses lettres, des malades du camp de Nexon qui l’aiment et sont joyeux de la voir...malades forcément imaginaires, puisqu'elle n'était pas à Nexon.

Laurette Alexis-Monet est enfermée dans ce personnage factice de 1942, depuis 50 ans.

Elle rabâche être restée 1 an dans les camps, sans jamais évoquer son laissez-passer pour entrer dans le camp de Nexon. Si elle y était allée, elle aurait publié ce document comme preuve, comme elle l'a fait pour le camp du Récébédou.

Laurette Monet se décrit comme " une jeune fille innocente, ignorante et naïve…" à l'opposé de ce qu'elle est ! Sa personnalité réelle est identifiable dans tout le livre.

Laurette Monet est le fantôme du camp-hôpital de Nexon 1942-43.
« Ses présences » au camp-hôpital du Récébédou après le 4 septembre 1942, et au camp-hôpital de Nexon d’octobre 42 à juillet 1943, relèvent d’impostures. Sur 1 an de présence prétendue par Laurette Monet dans les camps, il y a 11 mois d'imposture.

Votre avis

Votre nom ou pseudo*
E-Mail (jamais publié)*
Votre témoignage





Laissez passer de Laurette Monet pour le camp du Récébédou en 1942
Laissez passer de Laurette Monet pour le camp du Récébédou en 1942
* Source : "Les Miradors de Vichy" - Laurette Alexis-Monet - Ed. de Paris Max Chaleil
Camp de Nexon, Inspection de Novembre 1942 des archives de Limoges
Camp de Nexon, Inspection de Novembre 1942 des archives de Limoges